03 novembre 2009
Le cabinet hollandais
J'ai acheté le meuble en bois blanc il y a plus de deux ans. Depuis il est passé par plusieurs couleurs dont le jaune et bleu layette qui ne me plaisaient pas vraiment. J'ai fini par changer radicalement le style pour finir sur de gros bouquets campagnards et des couleurs fortes. Certains meubles, comme la bibliothèque, sont réalisés à partir de kits 1/87 de Cynthia Howe www.cynthiahoweminiatures.com, spécialement dessinés pour ce genre de cabinet.
Peinture acrylique et vernis brillant passé à la laine d'acier 000.
30 avril 2009
Une nouvelle maison : la Willowcrest
Je dors depuis quelques temps au dessus de ce kit Greenleaf. En fait cela fait certainement un an que j'ai acheté cette Willowcrest sur ebay. Le modèle de la maison me plaisait beaucoup et Greenleaf ne la produisait plus depuis quelques années. L'occasion se présentant, on ne voit pas si souvent ce modèle, je l'ai acheté pour le stocker en attendant l'inspiration. Et là, je vois que Greenleaf va ressortir cette maison le mois prochain. Il faut absolument que j'en fasse quelque chose avant qu'on ne prenne mon antiquité pour une petite nouvelle.
C'est encore une maison américaine avec un porche et des parements tout en bois, encore qu'on pourrait très bien la faire en pierres et briques. Un style Second Empire (1865-80), version US, caractérisé par un toit à la Mansard, parfois très haut avec des crêtes ornées de moulures en fer forgé, des colonnes qui vont toujours par paires, des détails sculptés autour des portes et fenêtres.
25 mars 2009
Alors donc, Peau d'âne
Peau d’âne : le conte en résumé
Un bon roi très riche, grâce à son âne magique qui ne faisait que des pièces d’or en lieu et place de crottin, vivait heureux dans son royaume avec son épouse, la reine et sa fille, la princesse. La reine vint à mourir prématurément, faisant jurer au roi, son époux, qu’il ne se remarierait que s’il en trouvait une plus belle et plus intelligente qu’elle. C’est là que tout commence à déraper : il en existe une qui est bien mieux en tout point et, pas de chance, c’est sa fille, la princesse.
Il décide de l’épouser, car il s’ennuie beaucoup et advienne que pourra et peu importe ce que la princesse en pense. Elle aime beaucoup son père le roi, mais quand même elle préfèrerait convoler avec un jeune et beau prince. Ne sachant que faire pour ne pas vexer définitivement le paternel, elle demande avis à sa marraine la fée, qui soit dit en passant n’est pas de très bon conseil.
La fée lui suggère de demander à son père des choses impossibles pour prix de son consentement. Et pas de bol, il arrive à tout fournir et sans barguigner.
Elle se verra donc successivement doter d’une robe couleur de temps, une autre couleur de lune, et encore une, couleur de soleil et finalement de la peau de l’âne….la pauvre bête. Ne sachant plus que demander, elle décide adroitement de s’enfuir et de se faire oublier en se transformant en souillon dissimulée sous la peau de l’âne. Seule sa marraine la fée est au courant de la manip, elle lui fournit d’ailleurs une roue de secours en lui confiant une baguette magique et un coffre tout aussi magique où elle pourra cacher ses biens.
Comme elle n’est pas très prudente, elle ne tarde pas à se faire remarquer par un prince qui, comme par hasard, passa près de sa cabane et alla jusqu’à mettre l’œil au trou de la serrure, la surprenant alors qu’elle faisait joujou toute seule avec ses jolies robes.
Il en tombe éperdument amoureux mais n’arrive pas à lui remettre la main dessus. De plus personne ne croit à la vision qu’il a eue près de la cabane de la souillon. Mais il persiste et exige du plus profond de son lit, où il se meurt de langueur, que la Peau d’âne lui confectionne un gâteau de sa main. Malgré la répulsion de toute la famille, on met Peau d’âne à la pâtisserie. Celle-ci, finaude, glisse dans le gâteau un anneau orné d’une émeraude qu’elle tire de sa cassette merveilleuse.
Le prince, qui manque de s’étouffer en avalant une large part de gâteau, recrache de justesse l’anneau et, ne lui tenant pas rigueur de sa négligence, déclare tout de go qu’il n’épousera que celle qui pourra porter cette bague extrêmement fine. Comme de bien entendu, toutes les femmes du royaume défilent et, malgré tous leurs efforts, ne peuvent enfiler l’émeraude. Ce n’est qu’en dernier ressort que l’on fait venir la souillon, qui pour l’occasion et d’un coup de baguette magique, se métamorphose en belle princesse à robe couleur de soleil qu’elle fut autrefois.
Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants avec la bénédiction du roi, le beau-père, qui avait entre temps oublié sa folie et assista au mariage.
05 mars 2009
Une cabane tordue pour Peau d'âne
Voilà terminé l'extérieur de ma vieille maison tudor toute tordue. Elle sera la cabane de Peau d’âne.
La mise en scène et les décors sont donc dus à plusieurs personnes.
Rik Pierce est responsable de l’architecture de la maison, c’est aussi lui qui a enseigné les techniques de sculpture et peinture sur Paperclay. Son site vaut la visite à http://www.frogmorton.com/
Charles Perrault a fourni le scénario en écrivant la version la plus connue du conte de « Peau d’âne ».
Jacques Demy, dans son film avec Catherine Deneuve en Peau d’âne, m’a donné le petit côté kitsch du décor et des costumes. Il est aussi l’auteur de la recette du « cake d’amour » que va fabriquer ma Peau d’âne pour son Prince.
Le conte est assez connu en territoire francophone mais moins chez les anglo-saxons qui ne sont pas vraiment familiers de Donkey Skin. Quand j'ai tenté d'expliquer à Rik Pierce ce que je voulais faire de sa maison, il m'a eu l'air dubitatif. Un nom pareil ça ne fait pas vraiment conte de fées, d’autant que la pauvresse n’a pas à proprement parler de prénom.
Vous trouverez facilement une version complète de la chose sur internet.

















